Même si une vocation n’est pas suffisante pour exercer un métier quel qu’il soit, elle va mettre en œuvre un engagement personnel qui augmentera la qualité du travail.

Qu’est-ce qu’une vocation ? C’est une envie d’exercer telle activité non pas comme une révélation mystique (même si l’homme aime souvent réécrire l’histoire a posteriori pour faire rêver ses petits-enfants ou tout autre « public ») mais comme un ensemble d’idées auxquelles on va donner un sens en rapport avec sa propre vie et ses valeurs fondamentales.

 

Faut-il avoir des problèmes psychologiques pour devenir psychologue ? Non, être psychologue n’est pas une pathologie. Si le psychologue effectue un travail de connaissance de soi et de développement personnel, c’est pour être plus objectif dans ses relations professionnelles. Savoir comment on fonctionne soi-même et développer son propre bien-être permet de conscientiser et de maîtriser son influence personnelle.

 

On se pose souvent la question de la santé mentale des psychologues alors que dans tous les métiers, les individus embrassent une carrière qui fait sens pour eux. Prenons par exemple Donald Winnicott, créateur du célèbre concept d’ « espace transitionnel » en psychologie. Il a choisi de devenir pédiatre après avoir très mal vécu un séjour à l’hôpital dans son enfance. Et c’est ainsi qu’il a contribué au développement des connaissances en psychologie de l’enfant.

De nombreux médecins ont choisi leur voie suite à la perte d’un être cher.

Dans les croyances populaires, les psychologues ont toujours un statut étrange. Mais c’est peut-être parce que les psychothérapeutes et les psychanalystes se contentent de ce travail sur soi sans passer par la case formation. Les psychologues, eux, ont en plus des compétences attestées par une formation reconnue au niveau national.

 

Psychologues de France souhaite aussi valoriser la vocation des Psychologues. Les témoignages sont anonymés ou non, selon la volonté des personnes concernées.

 

Madame S a été confrontée à l’état dépressif de sa mère suite au décès de la sœur de celle-ci d’un accident de voiture. Très déçue de l’impuissance des médecins, elle s’intéresse à la prévention des risques psychologiques. Elle obtient son baccalauréat puis entre à l’université. Au fur et à mesure de son avancée dans la formation de psychologue, elle intervient dans différentes structures dont une association de sensibilisation aux IST (Infections Sexuellement Transmissibles). Ses capacités relationnelles sont importantes, et elle est très motivée par la relation d’aide. Elle prendra la direction d’équipes de prévention et de soins médicaux (soutien psychologique, coaching et développements pédagogiques).

 

Monsieur L a été touché par la détresse de sa famille vis à vis de son oncle atteint de dégénérescence neurologique. L’incompréhension, l’angoisse, la peur, la difficulté de trouver une réponse adaptée, se lisaient dans les yeux de ses parents. Après son bac, il décide de faire médecine. Mais refroidi par le bizutage (élèves de deuxième année qui chahutent pour faire annuler le cours et provoquer ainsi des lacunes aux nouveaux qui vont passer le concours pour la première fois, et d’autres bizutages plus effrayant), il s’inscrit en faculté de psychologie. Au cours de sa formation, il s’intéresse de plus en plus aux neurosciences comportementales. Pendant ses stages, il expérimente la remédiation cognitive auprès de personnes ayant subi un accident ou un choc émotionnel. C’est cette activité qu’il développera.